Une solution écologique pour remplacer les bouteilles de shampoing en plastique

A l’heure où le plastique contamine l’eau, la terre et l’air, le shampoing solide apparaît de plus en plus comme l’alternative la plus respectueuse de l’environnement face aux versions liquides. A lui seul, le shampoing solide pourrait permettre d’éviter que 174 millions d’emballages en plastique finissent à la poubelle rien qu’en France.

Shampoing solide : pour en finir avec les emballages en plastique

Un shampoing liquide est majoritairement constitué d’eau, en général à hauteur de 80%. Ce point explique l’importance de son volume par rapport à un shampoing solide. En fait, ce dernier correspond à la partie réellement active de ce soin pour les cheveux. Pour obtenir une belle mousse onctueuse comme avec le shampoing Druydès par exemple, il suffit donc de le mouiller et de le frotter. Le résultat est au moins aussi bon.

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Moins encombrant, mais surtout plus respectueux de l’environnement

Le shampoing solide est un produit bio qui est aussi beaucoup moins encombrant que son homologue liquide. De fait, son emballage est nettement moins volumineux, ce qui contribue à réduire nos déchets. Mais il y a mieux puisque celui-ci est bien souvent recyclable, contrairement aux bouteilles de shampoing en plastique.

De fait, le shampoing solide apparaît comme une solution écologique pour remplacer les bouteilles de shampoing en plastique.

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476 000 bouteilles par jour rien qu’en France

En effet, selon la dernière étude publiée par Planetoscope, il se vend 5 flacons de shampoing par seconde, et ce, rien qu’en France. En une seule journée, cela représente presque un demi-million de bouteilles en plastique (476 000 unités pour être précis).

Sur une année entière, dans l’Hexagone, on jette le chiffre pharaonique de 174 millions de bouteilles de shampoing en plastique. La plupart d’entre elles ne sont jamais recyclées, mais simplement incinérées ou enfouies dans une décharge.

Pollution plastique : l’urgence à bannir ce produit issu du pétrole

Le plastique est un matériau peu coûteux à produire et qui a d’innombrables applications. Cela explique pourquoi il est très utilisé. Malheureusement, c’est également un polymère issu du pétrole qu’il n’est pas toujours possible de recycler, pour des raisons techniques ou financières. En majorité, le plastique finit comme combustible dans les incinérateurs ou entreposés sous terre dans les centres d’enfouissement des déchets.

D’une manière comme d’une autre, il se retrouve immanquablement à polluer l’air, mais également le sol et l’eau. Sous l’effet des rayons UV et de diverses agressions, le plastique se désagrège plus ou moins rapidement en morceaux de plus en plus petits. A l’état de micro-plastiques, ils sont ingérés par tous les organismes de la chaîne alimentaire pour finir par se retrouver dans notre assiette.

Si l’essentiel de ces microplastiques ne font que traverser notre organisme, certains d’entre eux ne sont toutefois pas éliminés. Ainsi, différentes études ont mis en évidence que chaque Français avale l’équivalent d’une carte de crédit par semaine, soit 5 grammes de plastique.

Cette absorption du plastique par les organismes concerne pratiquement la totalité du monde vivant. Pour l’homme, les conséquences sur la santé ne sont pas encore connues. Toutefois, il y a urgence à changer nos habitudes car entre 1,15 et 2,41 millions de tonnes de plastique se déversent tous les ans dans la mer.

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